Français:
Nous attendons des nouvelles. Aussi, continuez à lui envoyer prières, lumières, pensées positives. Il vous aime et pense à vous.
English:
We have to wait for news. So go on pray for him. He loves you
www.ale2b.com
Français:
Nous attendons des nouvelles. Aussi, continuez à lui envoyer prières, lumières, pensées positives. Il vous aime et pense à vous.
English:
We have to wait for news. So go on pray for him. He loves you
latest news: Ale is being transferred to Alexandria, Virginia, this week!
Nous apprenons aujourd’hui par son avocat américain qu’Alé est transféré cette semaine à Alexandria (ville en Virginie jouxtant la ville de washington), là où il avait été jugé.
Cela pourrait déboucher sur de bonnes nouvelles.
Attention! pas de fausse joie! tout est très long dans les procédures et nous ne savons pas ce qu’il en résultera. Il y restera jusqu’à fin novembre.
N’écrivez plus à Warsaw mais à l’adresse suivante:
Alexandre de Basseville
71376-083
2001 Mill Road
ALEXANDRIA
VA 22314
USA
avec votre adresse au dos de la lettre
et surtout gardez les doubles de vos envois au cas où il serait transféré de nouveau ailleurs
Merci de lui écrire encore et encore; racontez lui votre vie de tous les jours, envoyez lui des photos intégrées dans les feuillets, ou des cartes postales.
C’est ce qui lui fera le plus grand bien
Par avance merci
Mais surtout que vos pensées, vos prières, les bougies, les énergies soient là pour l’entourer d’une force qui lui permettra de traverser ce désert pour nous apporter sa lumière à sa façon si particulière et aimante.
Avec chacun de vous
Voici ci-dessous une lettre d’Alé; répondez lui à:
Northern Neck Detention Center
Alexandre de Basseville
71376-083
PO Box 1060
Warsaw, VA 22572
USA
en écrivant votre adresse au dos et en gardant une copie Merci
Bonjour à chacun,
J’envoie ces lettres aux avocats Love pour qu’elles te parviennent Béatrice. Embrasse tout le monde de ma part, et remercie tout le monde pour ses fabuleuses cartes et lettres d’amour et de paix.
Malheureusement, je ne peux pas leur répondre car il n’y a pas de timbres internationaux dans la prison de Warsaw ; mais l’important, c‘est de continuer de transmettre les messages sur le blog ; inutile aussi que je m’attarde sur le fait que ça ne va pas, ou que je n’ai pas mon traitement, ou que l’on m’empêche de téléphoner. Inutile car cela se sait aujourd’hui à travers mes différents messages sur le blog depuis tant de mois.
Je fais le Shabbat afin de garder cette intensité. Car celui ci est une source de joie, de paix et de réconciliation, c’est aussi une manière de retrouver tout le monde, puisque cela se passe autour d’une table, du partage. Une table ouverte si chère à notre famille, n’est-ce pas ? je me souviens de la table familiale avec le couvert en plus au cas où…
Oui le Shabbat, ce pain, ce vin, cette prière pour dire que nous sommes tous ensemble, et puis après, chacun peut aller de son côté, sortir avec ses amis en boîte (rires) ou ailleurs, mais tous gardent au fond du cœur ce moment de partage. C’est une œuvre d’Amour quand c’est compris dans son sens le plus ouvert, sans religiosité, mais dans l’universalité du message. Je suis heureux de tout ce partage. Alléluia !
Quand je vois les merveilleuses lettres de Madou, d’Oncle Louis, mais quel enseignement je reçois ! Comme je suis heureux de pouvoir entendre. Dieu m’a rendu plus beau, plus vrai… Il répond tous les jours à mes questions. Il me fait comprendre ce que je dois comprendre, et entendre ce message qui réchauffe mon cœur et qui fait de moi un être différent, et même en prison, cela se ressent.
Mes cheveux longs, ma barbe font de moi ce cavalier révolutionnaire prêt à chanter et danser autour du feu. Oui, la joie et la peine se sont réunies. Comme il est difficile de trouver la vérité. Il y a tant de chemins dans le labyrinthe. La Bible, la Torah et le Coran se lisent de deux façons (brute ou symbolique), mais la vérité qui se cache entre les lignes, qui se révèle dans la persévérance de l’amour est tellement compliquée et tellement simple.
Je pleure, je ris, je vis, je suis là autour de vous tous et je suis vivant dans le firmament, ce soleil qui ne s’arrête jamais de briller. Il me nourrit et me donne la force de traverser le désert parsemé d’étoiles.
J’oublie un millier de choses que je voudrais dire mais c’est le prix à payer pour vouloir dire tant de choses.
Je viens de recevoir une lettre de Seha qui veut me voir ; évidemment comme moi aussi, ainsi que son amie Sevan, qui écrit un français parfait.
J’ai reçu une carte de Cha avec des petits dessins délicieux et Paris… et puis tant à dire, tant à écrire, à vouloir mais surtout à comprendre (rires)
Personne à l’ambassade pour prendre mes appels ou ceux des avocats ! Seule Catherine, merveilleuse, répond présente depuis son coin de Charlottesville.
Je ne peux rien faire, et c’est ça leur technique, t’empêcher de quoi que ce soit qui fait que tu deviens un mendiant dans un couloir. Ce que j’y vois est peu glorieux, osons le mot « immonde », cela pourrait intéresser les comités de Salut public.
Je me dis par moments que le plus dur sera de trouver la force de me séparer de ce passé pour vivre, dormir, et le reste, et de ne surtout pas rester dans la crise inconsciente d’un homme affaibli ; de prendre ce passage comme un moment dans l’existence.
Merci à Arthur pour sa lettre sublime, comme j’ai envie d’être avec lui, bien sûr, pour partager tous les moments délicieux qu’on appelle en musique les silences, et qui sont sûrement les plus créatifs et les plus exigeants, n’est ce pas ?
Quel plaisir de comprendre enfin l’évidence dans la sensation du jour ou même du lendemain ! Quel plaisir, il n’y a pas de mots, d’avoir cette famille si diverse et si forte, qui montre et m’offre ce plaisir enivrant du partage, du soutien. Autant qu’un zest d’amis. De vrais amis présents à travers les mois. Gainsbourg me manque.
Dans le peu de nouvelles que je reçois, j’ai vu que l’ancien président finlandais Marti Ahtisaari a été nommé, à Stockholm, Prix Nobel de la Paix. Un grand médiateur à travers le monde ! Surtout entre serbes et Kosovars.
Et le prix Nobel de médecine 2008 a été attribué aux chercheurs français Françoise Barré-Sinoussi et Luc Montagnier pour leurs travaux sur le sida. Une pensée pour Patrick et tous ceux atteints du virus. Ne perdez pas espoir de vivre normalement.
Tiens ! le 26 octobre 1967, soit il y a 41 ans, Mohammad-Réza Pahlavi se couronnait lui-même shah d’Iran à Téhéran. Il devenait le « chahanchah et aryamehr », le « soleil des aryens ». Son épouse Farah Diba devenait l’impératrice d’Iran. Jusqu’à ce qu’il soit renversé par les intégristes religieux chiites en février 1979. Avez vous vu ce merveilleux dessin animé « Persépolis » ?
Nous sommes le mercredi 29 octobre et je reprends une feuille : il n’y a pas un jour où je ne reçois une lettre ce qui me remplit le cœur de joie.
On ne peut téléphoner qu’avec l’indicatif 804, ce qui concerne 98% des personnes incarcérées ici. Je n’ai pas besoin de dire la saleté de mes compagnons au point que je me demande comment une femme peut les aimer. Et oui ! les mystères de la nature !
La détention ici est plus qu’une honte, c’est un supplice !
Mais bon, ne vous inquiétez pas, je tiens parfaitement le coup et je ris même de tout ça. Car je n’ai pas peur, sûrement pas, et je comprends oui.
Parfois j’ai l’impression que je n’irai pas jusqu’au bout, et puis après j’ai la force qui me revient, et l’envie de tous vous voir me gagne.
Oui, évidemment, comme disait une de mes profs à l’école Saint Genès à Bordeaux : « ici c’est pas le Pérou ! » ; sans doute Madou et Oncle Louis qui ont vécu les heures sombres de la guerre peuvent comprendre ce que je veux dire. Ok voilà le côté noir pour rire un coup et juste pour que vous sachiez que je ne vous cache rien. Je suis tel que je suis.
Mais les discussions téléphoniques entre nous me manquent ainsi que nos rires. Il suffit que tu me parles de Paris, du pont des Arts… et le décor se réveille dans ma tête ; un peu comme une chanson de Gainsbourg, un jour que j’étais dans un pub anglais… Bref, voilà de jolis souvenirs et de joyeuses promenades, des textes qui passent dans ma tête, des couleurs sur les murs ont parfois le son des images que tu me décris.
J’aime tant me transporter avec des mots, des images, des pays que j’ai vu, où j’ai eu la chance de chanter et danser, rire et jouir de la vie. Je me souviens de cet enfant qui me regardait avec une telle profondeur que je comprenais le chemin que j’avais à faire sans avoir peur, sans m’étouffer dans les sillages de la société. Et je ferai cette erreur, de courir le monde, histoire de savoir qui je suis, de me trouver ou retrouver, chercher cette vérité absolue comme tu le décris si bien dans ton livre Béa.
Etre un moine, ce n’est vraiment pas ce que l’on imagine, c’est se découvrir dans la vraie liberté, celle de l’intérieur.
Les heures passent et je change de page.
J’espère que tout le monde aux US et dans le reste du monde comprendra qu’il m’est plus facile de t’écrire et de passer mes messages via le blog. J’aimerais tellement plus correspondre avec chacun, mais je suis dans un environnement dans lequel il m’est difficile de répondre à mes propres désirs.
Je suis avec une population de petits délinquants, ce qui change beaucoup de la prison où le grand… a des règles et où le respect règne. Un jour j’aurai le temps de raconter la violence humaine. J’ai l’impression d’être « sur-sur-surveillé » si vous voyez ce que je veux dire, ce qui rend presque tout impossible vu que je suis pris pour un indésirable.
Je me plonge dans la prière tel que j’en ai reçu l’enseignement, ce qui fait de moi encore plus un suspect au milieu de mes colocataires. Pour avoir plus chaud, j’ai mis une sorte de drap que j’ai lové dix fois autour de moi, ce qui fait que vous imaginez les cheveux longs, la barbe, le drap façon bédouin, ils voient un nouveau Lawrence of… enfin vous voyez, vaut mieux ne pas prononcer les mots qui reflètent une idée… Bon. C’est comme ça ici. J’espère que je vous aurai quand même fait rire de ce look à la Omar Sharif façon prison et qui penche entre Siddhartha ou, bon, comme ils m’appellent, Jésus, vous voyez, qui est pour moi peut-être une marque d’affection inconnue. Bon, je m’arrête là et je serai sûrement joli à voir en peinture via « Cha » je l’espère bien.
Tant de choses à partager.
« Shéma Israël », et tous ces textes que je ne cesse de me répéter qui sont comme « l’eau de la vie ».
Donne un message à chacun en remerciant tous ceux qui ont pris la peine de m’écrire un mot de réconfort.
C’est très difficile de se retrouver dans une situation où l’on a besoin d’aide, sans pouvoir la recevoir, alors que j’ai moi-même toujours aidé chacun gratuitement autant qu’il m’était possible. Nous avons appris dans la famille à toujours aider sans juger, mais voilà…
J’ai compris aussi que Dieu m’a donné énormément dans les mains pour que je fasse et que je m’en serve pour autrui. Autrui que je ne choisis pas.
Je vous embrasse tous.
Ne m’oubliez pas, et si vous le pouvez, écrivez moi ces petits mots qui sont tellement réconfortants dans la chaine d’amour qu’ils représentent.
Je vous aime
Alé
En Espanol
Hola,
Mando estas cartas a los abogados Love para que te lleguen Beatrice.Saluda a todo el mundo de mi parte, y agradécelos para sus fabulosas postales y cartas de amor y paz.
Desgraciadamente, no les puedo contestar porque no hay sellos internacionales en la cárcel de warsaw; pero lo importante es seguir poniendo los mensajes en el blog; no es útil que diga que no estoy bien, que no tengo mi tratamiento, o que no me dejan llamar por teléfono. No es útil porque a día de hoy ya se sabe por todos mis mensajes en el blog de todos estos meses.
Hago el Shabbat para guardar esta intensidad. Porque Shabbat es una fuente de alegría, paz y reconciliación, es también una manera de encontrarse con todo el mundo ya que es alrededor de una mesa, del hecho de compartir. Una mesa abierta tan importante para mi familia, verdad? Me acuerdo de la mesa familiar, con el cubierto de más por si acaso…Si, el Shabbat, este pan, este vino rezar para decir que estamos todos juntos , y después , cada uno puede ir donde quiere, salir con sus amigos en una discoteca (risas) u otro sitio, pero todos guardan en su corazón este momento donde se comparte. Es una obra de Amor cuando está entendido en su significado más abierto, sin religiosidad, pero en la universidad del mensaje. Estoy feliz de todo este reparto. ¡Aleluya!
Cuando veo las maravillosas cartas de Madou, de Tío Louis, pero que enseñanza recibo! Que feliz estoy de poder entender. Dios me ha vuelto más hermoso, mas verdadero…Contesta todos los días a mis preguntas. Me hace entender este mensaje que me calienta el corazón y hace de mí un ser diferente, e incluso en la cárcel, eso se siente.
Mi pelo largo, mi barba hacen de mí esta caballero revolucionario listo para cantar y bailar alrededor del fuego. Si, la alegría y la pena se han reunido. Que difícil es encontrar la verdad. Hay tantos caminos en el laberinto. La Biblia, La Torah y el Corán se leen de dos maneras ( bruta o simbólica) , pero la verdad que se esconde entre las líneas, que se revela en la perseverancia del amor, esta complicada y tan sencilla.Lloro, me rio, vivo, estoy aquí alrededor de todos vosotros y soy vivo en el firmamento, este sol que no para de brillar. Me nutre y me da fuerzas para atravesar ese desierto salpicado de estrellas.
Se me olvida un millón de cosas que me gustaría deciros pero es el precio a pagar para querer deciros tantas cosas.
Acabo de recibir una letra de Seha que me quiere ver; claro, como yo también si como a su amiga Sevan que escribe un francés perfecto.
He recibido una postal de Cha con pequeños dibujitos deliciosos y Paris… y hay tanto para decir, tanto para escribir, para querer pero sobre todo para entender (risas)
Nadie en la embajada para contestar a mis llamadas o las de los abogados! Solo Catherine ,maravillosa, responde presente desde Charlottesville. No puedo hacer nada, y es la técnica de ellos, impedirte todo así te vuelves un mendigo en un pasillo. Lo que veo allí es poco gloriosos, me atrevo incluso a decir inmundo, podría interesar los comités de Salud Publica.
Me digo por momentos que lo mas difícil será encontrar la fuerza de separarme de este pasado para vivir , dormir, y todo el resto, y sobre todo no quedarme en la crisis inconsciente de un hombre debilitado; de coger este momento como uno más de la existencia.
Gracias a Arthur por su maravillosa carta, que ganas tengo de estar con él, claro, para compartir todos estos momentos deliciosos que llamamos en música los silencios y que son seguramente los más creativos y exigentes, verdad?
Que placer entender por fin la evidencia ella sensación del día o del mañana! Que placer, no hay palabras, de tener esta familia tan diversa y tan fuerte, que me enseña y me ofrece este placer embriagador del compartir, del apoyo. Igual que unos amigos, verdaderos amigos presentes a través los meses. Echo de menos a Gainsbourg.
En las pocas noticias que recibo, he visto que el ex presidente finlandés Marti Ahtisaari ha sido nominado, en Estocolmo, Premio Nobel de la Paz. Un gran mediador a través el mundo. Sobre todo entre serbos y Kosovares.
Y el Premio Nobel de medicina 2008 ha sido dado a los investigadores franceses Françoise Barré-Sinoussi y Luc Montagnier por sus trabajos sobre el sida. Un pensamiento para Patrick y todos los que tienen el virus. No perded esperanza de vivir normalmente.
Oye! El 26 de octubre de 1967, o sea hace 41 años, Mohammed-Reza Pahlavi se coronaba el mismo Shah de Irán en Teherán. Se volvía el “chahanchah y aryamehr” , el “ sol de los arianos”. Su esposa Farah Diba se volvía emperatriz de Irán. Hasta que sea derrocado por los integristas religiosos Chiitas en febrero 1979. Habéis visto este maravilloso dibujo animado “Persepolis”?
Estamos a miércoles 29 de octubre y vuelvo a coger una hoja : no hay un día que no reciba una carta y eso me llena de alegría. Se puede llamar solo con el indicativo 804, lo que concierne al 98% de las personas encarceladas aquí. No tengo que comentar la suciedad de mis compañeros hasta tal punto que me pregunto como una mujer les puede querer. Y si! Misterios de la naturaleza! La detención aquí es más que una vergüenza, es un suplicio! Pero bueno, no os preocupéis, resisto perfectamente y incluso me rio de todo eso. Pero no tengo miedo, seguro que no, y si, entiendo.
De vez en cuando tengo la impresión que no podré ir hasta el final, pero después la fuerza me vuelve, y las ganas de veros a todos gana. Si, evidentemente, como decía una profesora mía en la escuela Saint Genes en Burdeos “ Aquí no es el Perú!”; Sin duda Madou Y Tio Louis que han vivido las oscuras horas de la guerra pueden entender lo que quiero decir. Ok, eso era el lado negro para reír un poquito y solo para que sepáis que no os escondo nada. Soy tal cual como soy.
Pero echo de menos las conversaciones telefónicas entre nosotros así como nuestras risas. Basta con que me hables de Paris, del Puentes de los Artes… y veo el decorado en mi cabeza; un poco como una canción de Gainsbourg, un día que estaba en un pub inglés… Bueno, esto son bonitos recuerdos y alegres paseos, textos que pasean en mi cabeza, colores sobre las paredes que tienen de vez en cuando tienen el sonido de las imágenes que me describes.
Me gusta tanto transportarme con palabras, imágenes, de los países que he vis, donde he tenido la suerte de cantar bailar, reír y gozar de la vida. Me acuerdo de este niño que me miraba con tanta intensidad que sabía el camino que tenía que seguir sin tener miedo, sin ahogarme en las estelas de la sociedad. Y haría este error, de correr el mundo, para saber quién soy, de encontrarme o volver a encontrarme, buscar esa verdad absoluta como lo describes tan bien en tu libro Bea. Ser un monje, no es realmente lo que imaginamos, es descubrirse en la verdadera libertad, la del interior.
Las horas pasan y cambio de página.
Espero que todo el mundo en EEUU y en el resto del mundo entienda que me es más fácil escribirte y pasar mis mensajes vía el blog. Me gustaría mucho mas mandar cartas a cada uno pero estoy en un evironamiento donde me es difícil responder a mis propios deseos.
Estoy con una populación de pequeños deliquentes, lo que cambia mucho de la cárcel donde el grande … tiene reglas y donde el reina el respeto. Un día tendré tiempo para contaros la violencia humana.Tengo la impresión de ser “sobre-sobre-vigilado” si veis lo que quiero decir, lo que me hace todo casi imposible ya que me toman por indeseable.
Me sumerjo en la oración tal me lo han enseñado, lo que hace de mi alguien más sospechoso aún en medio de mis coinquilinos. Para tener más calor, he enrollado como 10 veces alrededor de mí una especie de sabana, así que imaginaros el pelo largo, la barba al estilo beduino, ven un nuevo Lawrence of… bueno ya veis, mejor no pronunciar las palabras que reflejan una idea… Bueno… es así aquí. Espero que os haré hecho reír con ese look a la Omar Sharif estilo cárcel y que oscila entre Siddharta o como me llaman, Jesús, veis, igual es una marca de afecto para mí.
Bueno me paro aquí y sería seguramente muy guapo a ver en pintura vía “Cha”, lo espero!
Tantas cosas que compartir.
Shema Israel, y todos estos textos que no dejo de repetirme que son como “el agua de la vida”.
Da un mensaje a cada unos en agradeciendo todos los que se han tomado el tiempo de escribirme una palabra de consuelo. Es muy difícil encontrarse en una situación donde necesitamos ayuda, sin poder recibirla, cuando yo siempre he ayudado cada uno gratuitamente cuando me era posible. Hemos aprendido en la familia a siempre ayudar sin juzgar, pero bueno…He entendido también que Dios me ha dado mucho en las manos para que haga y para que lo use para los demás. Los demás que no elijo.
Besos a todos
No me olvidéis, y si lo podéis, escribirme estas palabras que son de tanto consuelo en la cadena de amor que representan.
Os quiero.
Ale
La lettre en anglais écrite par Alé a d’abord été envoyée par la poste à son avocat américain puis a été retranscrite par jeannie du cabinet d’avocats en anglais, mais l’écriture d’Alé étant difficile à lire du fait de son opération, certains mots manquent. A partir de cette traduction, sa tante Edith l’a retranscrite en français.
Nous vous remercions de lire entre les lignes
Continuez à lui écrire à Warsaw (adresse dans une des lettres plus bas)
Merci
October 23, 2008
To all of our friends, A vous tous mes amis
Laws in jail for prisoners in transit are different and they don’t like me getting
photographs’ that are larger than 4 x 6 and only ten (10) are allowed per person
or a letter. In this case they are regarded as contraband – yes, its pretty crazy
isn’t it. It is so bad and I am feeling terrible, but what am I to do?
Les lois des prisons pour les prisonniers en transit sont différentes et ils n’aiment pas me voir avec des photos de mes proches ,plus grandes que 4 x 6 (et seulement 10 sont autorisées par personne) ou une lettre. Dans ce cas elles sont regardées comme de la contrebande – oui, c’est dingue non ? – c’est tellement difficile et je me sens tellement mal mais que faire ?
I still don’t know when I’m going to be in my final destination. Also, I can not respond to all of the beautiful letters. They don’t sell international stamps.
Je ne sais toujours pas quand j’irai à ma destination finale/ Je ne peux même pas répondre à toutes vos belles lettres, ils ne vendent pas de timbres internationaux.
The _________ pretty nice in front of Federal Court who claim to do everything for my health and will charge me for every thing to make my stay better, but you see the problem is they don’t normally have a prisoner like me that can connect with the press and explain how the treatment is that you can not even have rights for health care and its not privileged – its pretty pathetic, isn’t it.
La situation ( ??) est particulièrement bien face au tribunal fédéral qui se plaint de faire tout pour ma santé et veut me faire payer pour chaque chose pour rendre mon séjour meilleur, mais vous voyez le problème est qu’ils n’ont pas habituellement de prisonnier qui soit en lien avec la presse pour expliquer quel est le traitement subi, que vous n’avez pas les droits à la santé et que ce n’est pas un privilège – c’est plutôt pathétique n’est-ce pas ?
They have the same outfits from Auschwitz or Dachau (I am referring of course to concentration camps) and I think it’s pretty sad to remember between clothes and numbers to in fact happen years ago, but of course, here they don’t know. But for me it’s pretty sad when the place is in Warsaw and I do think about Poland of course and it freezes me to know how not so long ago people have been suffering because they were here or there at a bad moment, so anyway whatever.
Ils ont les mêmes équipements qu’Auschwitz ou Dachau (je me réfère aux camps de concentration bien sûr) et je pense qu’il est plutôt triste de rappeler entre les vêtements et les numéros ce qui a eu lieu il y a quelques années, mais naturellement ils ne savent pas. Pour moi, c’est particulièrement triste quand le lieu est à Warsaw et je pense à la Pologne naturellement et cela me glace de penser comment il n’y a pas si longtemps que ça les gens ont soufferts parce qu’ils étaient ici ou là au mauvais moment.
I know the new album of “Air” is out, but I didn’t listen to it of course, also “The Kooks” and “Brazilian Girls” and the “Band” “Debu or Bedu”. I don’t remember sometimes, but it is just because I know.
who remember or who talk about this incredible Nobel Prize Martti Ahtisaari and the beginning of the end for a better future – green is what I am and what I want to be – Let’s protect our nature the Earth, the only one gift ___________ our God. I am thinking about myself and yes I don’t or I mean I can’t live without writers, so I read so many stupid books here, but I can understand why the literature is so different from one continent to another – Catherine Hermary-Vieille writes so gently, she has such the detail touch to make me remember my past and now my future – I have so much to talk about the past mostly when I saw that Mary Stuart and myself have the same _______ for twenty years –
To understand and to be – it is I think impossible if we don’t cross the desert and find the ways out or if I find it I do mean (laughing).
Je sais que le nouvel album de “Air” est sorti mais je ne l’ai pas écouté naturellement, aussi « the kooks » and « brazilian girls » et the Band ” “Debu or Bedu”. Je ne me souviens plus parfois mais c’est juste parce je sais
Qui se souvient ou qui parle de cet incroyable prix Nobel Martti Ahtisaari et le début de la fin pour un meilleur futur – « vert » est ce que je suis et que je veux être – Protégeons notre nature la Terre , le seul cadeau ….. de notre Dieu.
Je réfléchis sur moi, et oui je n’ai pas ou plutôt je pense que je ne peux pas vivre sans écrivains, ainsi je lis tellement de livres stupides ici, mais je peux comprendre pourquoi la littérature est tellement différente d’un continent à l’autre.
Catherine Hermary-Vieille écrit si superbement, elle a le sens du détail pour me rappeler mon passé et maintenant mon futur – j’ai tellement à dire sur le passé quand j’ai vu que Mary Stuart et moi-même avons le même ——– il y a 20 ans.
Pour comprendre et être, je pense qu’il est nécessaire de traverser le désert et trouver les chemins hors de nous, ou plutôt vc’est mon cas dois-je dire (rires)
There is no word to describe me and after all I am so much back from myself that looks like a romance of Dostoiesky even Gogol may be but for sure “epileptic” like royal to know the hurt of heart – what more beautiful then a poem written between blood and tears of love listening to a saxophone or maybe a mass for death from Mozart never finish but can we finish a painting
only the unfinished is art or passion of human expression of one moment past between love and hate for the beauty of a word “passion”.
Il n’y a pas de mot pour me décrire et après tout je suis tant retourné sur moi-même que cela ressemble à une romance de Dostoievsky même gogol devait être pour sûr épileptique comme royal pour savoir la blessure du cœur – quoi de plus beau qu’un poême écrit entre sang et larmes d’amour écoutant un saxophone ou peut-être un requiem de Mozart jamais terminé mais peut-on terminer une peinture? seul ce qui n’est pas fini est art ou passion de l’expression humaine, d’un moment entre amour et haine pour la beauté du mot passion.
Your dear friend,
Ale